Pourquoi dire non fait partie du métier
Dire non n’est jamais confortable. Encore moins quand on est photographe, que l’on vit de son travail et qu’une demande arrive chargée d’enthousiasme, d’attente, parfois même d’urgence.
Dire non n’est jamais confortable. Encore moins quand on est photographe, que l’on vit de son travail et qu’une demande arrive chargée d’enthousiasme, d’attente, parfois même d’urgence.
On parle souvent du style comme d’une prison. Comme d’un cadre qui enferme, limite et empêche d’explorer librement. Pourtant, avec le temps, j’ai compris exactement l’inverse. Avoir un style n’est pas une contrainte. C’est un choix conscient.
C’est une question qui revient souvent. Parfois posée franchement, parfois suggérée à demi-mot. Pourquoi ne pas proposer aussi ceci ?
La Toscane évoque souvent une image toute faite : collines douces, lumière dorée, cyprès alignés. Un paysage presque trop parfait.
Je pensais que les voyages allaient m’apprendre à photographier des lieux. En réalité, ils m’ont surtout appris à regarder autrement.
Pendant longtemps, j’ai cru ; ou plutôt on m’a fait croire ; que le matériel faisait la différence. Que le dernier boîtier, le plus récent, le plus performant, allait forcément améliorer mes images.
Il existe des moments où l’on ressent le besoin de s’éloigner sans nécessairement partir loin. Sortir du bruit ambiant, du rythme imposé et des attentes constantes devient alors essentiel.
Toutes les photos ne sont pas prêtes immédiatement. Certaines images trouvent leur forme dès la prise de vue, tandis que d’autres demandent du temps.
À mesure que le temps passe, le nombre d’images que je produis diminue. Pourtant, mon rapport à la photographie n’a jamais été aussi intense.
Il fut un temps où la lenteur allait de soi. Aujourd’hui, elle est devenue rare. Dans le monde de la photographie, elle ressemble presque à un luxe. Non parce qu’elle serait inaccessible, mais parce qu’elle s’oppose frontalement au rythme dominant.